Ce n’est pas “le peuple” qui génère la Révolution, mais la décadence et l’aveuglement de ses élites.

November 21, 2019

Notre collaborateur Ricardo Parreira était présent à Paris lors de l’acte 53 des Gilets Jaunes. Il a réalisé ce film immersif, intitulé “Macron, la chute de la démocratie et l’anniversaire des Gilets Jaunes”, à partir des impressionnantes images tournées ce jour-là. Celles-ci ont inspiré à la Mule cette analyse.

 

Un dispositif policier hors norme, une nasse géante sur la place d’Italie, noyée dans les gaz, des tirs de LBD40 à hauteur de visage, des yeux crevés, des journalistes gravement blessés, des personnes âgées attaquées, des grenades GLI-F4 lancées en cloche, et de désencerclement jetées dans les nuages aveugles de lacrymo, la BRAV-M et la BAC en roue libre, des CRS qui crachent et s’étouffent, des manifestants en malaise, des tirs tendus au cougar, des policiers infiltrés dans le bloc et qui mènent des interpellations sauvages, un Préfet qui annule la manifestation alors que la répression policière s’est déjà abattue depuis longtemps, en somme, un carnage.

 

C’est ce qu’aura été le premier anniversaire du mouvement Gilet Jaune à Paris. Alors qu’un cortège parti du nord de la Capitale, tentait de bloquer le périphérique avant d’être repoussé sans ménagement, peu après, une manifestation pourtant déclarée devait se tenir au départ de la Place d’Italie. L’autorisation donnée par la préfecture faisait visiblement fi des chantiers présents en nombre sur la place… De quoi donner pourtant de la matière aux vilains de l’ultra-gauche, et profiler ce qui s’apparentera alors à une véritable arène en dévastation, placée sous le feu continu des forces de l’ordre.

...

Le dispositif policier mis en place par le Préfet Lallement, qui a déclaré plus tard « ne pas être dans le même camp » qu’une gilet jaune qu’il croisait sur la place, démontre sans aucun doute que ce n’est pas non plus dans celui de la démocratie qu’il se trouve. Ni dans celui des nombreuses personnes qui ont été très gravement blessées en conséquences directes de ses ordres. Ni même dans celui de ses hommes, mis en danger par la disproportion de leur action, par la toxicité de leurs gaz, par les pavés et le matériel de chantier abondamment mis à disposition des ultras. Ni dans celui des pompiers, qui ont dû intervenir de nombreuses fois au milieu des projectiles pour éteindre le mobilier de chantier en flammes. Alors dans quel camp est-il ?

 

Sans aucun doute dans celui d’une élite néo-libérale décadente, qui non contente d’avoir le champ libre pour augmenter encore sa part du gâteau économique en siphonnant par le haut comme par le bas les ressources, biens et services légitimes de la population, par son immixtion dans l’action de l’État verse de plus dans une violence sanguinaire, qui ne fait que révéler sa terreur face aux réveils des populations tout en accentuant ceux-ci.

 

Pour lire l'article

 

Lecture complémentaire : DIDIER LALLEMENT : MÉPRIS DES GENS, MÉPRIS DES LOIS de Régis de Castelnau

 

 

 

Please reload

Salaire à Vie

Association loi 1901

  • Facebook - Black Circle
  • YouTube - Black Circle
Logo ASAV.jpg