ADN de l’état, ses flics et sa justice

October 22, 2019

« Pourquoi donner son ADN est dangereux et pourquoi nous serons devant le tribunal de grande instance de Dijon le 18 octobre 2019 à 13h30. » Un article publié sur Dijoncter.info->https://dijoncter.info/adn-de-l-etat-ses-flics-et-sa-justice-1394] rappelle comment le fichage ADN s’est progressivement généralisé, et la nécessité d’y résister.

 

Chronologie
 

Comme pour la mise en place massive de la vidéosurveillance, c’est depuis l’Angleterre (National DNA Database) que provient l’inscription de l’usage du fichage ADN dans les procédures pénales françaises à partir des années 90. Mais à la différence de l’installation des premières caméras de vidéo-surveillance, la création du fichage génétique par le Parti Socialiste en 1998 ne crée pas la controverse.

 

A l’origine, le fichage ADN est ordonné « uniquement » pour les mises en cause de délits et crimes sexuels. La maîtrise de la « technologie ADN » n’en est alors qu’à ses début et le grand public ne saisit pas vraiment tout ce qu’implique le nouvel outil répressif : on nous promet que cela permettra d’arrêter et de mettre en prison plus rapidement les violeurs et les pédophiles. En pleine fin des années 90 - marquées par les affaires Guy Georges/Marc Dutroux et portée plus largement par les associations de victimes de crimes sexuels - la création de ce fichier passe comme une lettre à la poste.

 

Cinq ans après son instauration, en 2003, le fichier compte déjà 2000 empreintes ADN. Et ce qui pourrait déjà paraître énorme ne l’est pas encore assez pour les flics et le gouvernement : trop peu d’affaires sont résolues grâce au Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). La conclusion est simple : il faut plus d’ADN. Les fichiers (numériques, biométriques, génétiques…) portent en eux-mêmes la nécessité de leur extension. On ouvre alors le fichier à quasi toutes les mises en cause de crimes et délits - mis à part les délits financiers et routiers.

 

Cette fois-ci, l’opposition est un peu plus vive et la CNIL assistée par la gauche institutionnelle font ce qu’ils savent faire le mieux en pareil cas : s’indigner et s’émouvoir. A la mi-octobre 2004, près de 40 000 profils sont dans le fichier (environ 24 000 condamnés, 13000 suspects et 2400 traces non identifiées, enregistrées sur les lieux de crimes et délits).

 

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