La jeunesse «guidée par un besoin de justice»

Après les rapports du Giec et les COP, place à l’«Affaire du siècle», aux marches et grèves mondiales pour le climat. Selon la climatologue Valérie Masson-Delmotte, cette appropriation sociale de la question climatique est le signe d’une «prise de conscience très profonde», face à des dangers désormais bien perçus.

 

Face aux constats scientifiques qui ne cessent de s’accumuler, une action citoyenne de masse se dessine enfin. Car depuis quelques mois, la lutte contre le réchauffement climatique connaît un tournant majeur: débordant largement du cadre associatif, la mobilisation gagne désormais la société civile, particulièrement la jeunesse. Le point de vue de Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue.

 

JDLE : Vous avez récemment animé une conférence à Angers devant des étudiants sur le changement climatique. Comment jugez-vous l’état d’esprit de la jeunesse face au changement climatique?

 

Valérie Masson-Delmotte: Parmi les 500 étudiants et lycéens présents, l’ambiance était très vibrante, avec une attention soutenue et une très forte envie de participer. J’ai le sentiment que nous sommes face à une prise de conscience très profonde, en particulier chez les jeunes. Les gens réalisent ce qui se passe à l’échelle de leur propre ressenti. Des choses qui n’étaient perçues, dans les années 1980, que par la communauté scientifique sont désormais visibles par tout le monde. Dans de nombreux domaines, que ce soit l’activité humaine ou au niveau des milieux naturels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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