BFM TV, BONS ET MAUVAIS GILETS JAUNES

December 3, 2018

Le 24 novembre, sur la « première chaîne d’info de France », la couverture de la mobilisation des gilets jaunes a mis en lumière une étrange convergence entre la chaîne, ses « experts » et les députés de la majorité à propos des « casseurs », qui ne se fonde pourtant pas sur des faits étayés.

 

Branle-bas de combat à l’antenne. À 9h05, la journaliste Alexandra Gonzalez, du service police-justice de la chaîne, vient annoncer une première fois les craintes des policiers déployés sur les Champs-Élysées : un « risque d’affrontement entre militants d’ultra-droite et d’ultra-gauche qui pourraient infiltrer le mouvement aujourd’hui », mais aussi « des personnes violentes, pas forcément identifiées politiquement, qui pourraient également se joindre au mouvement des gilets jaunes et en profiter pour faire des dégradations, des vols. Donc en fait, des casseurs, tout simplement », constate la journaliste. Tout simplement, mais peut-être les téléspectateurs n’ont-ils pas bien compris. Elle aura donc l’occasion de le répéter à 9h36, à 10h02 et à 10h37. Puis, à 11h31, à 13h14 et à 13h52, de vérifier combien les craintes des forces de l’ordre étaient justifiées : « C’est ce que craignaient les forces de l’ordre : l’infiltration de casseurs dans le mouvement des gilets jaunes qui conduit forcément à des tensions de plus en plus fortes et à l’usage de moyens de plus en plus forts : il y a d’abord eu les grenades lacrymogènes, ensuite le lanceur à eau. » Les méthodes de maintien de l’ordre « forcément » justifiées, contre « les casseurs qui ont infiltré ce mouvement et en profitent évidemment ».

 

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