Le capitalisme vu par la spiritualité amérindienne

October 8, 2015

 

Libres de l'emploi dicté par les investisseurs, les actionnaires et les décideurs des grandes entreprises, les amérindiens pratiquaient le travail libre rendu possible par une société basée sur la coopération. Sans employeurs, sans prêteurs et sans actionnaires, avec comme principes la propriété d’usage des biens, leur co-gestion, le respect de la nature et des hommes, ils produisaient ce dont ils avaient besoin ou envie.

 

En introduction de « Pieds nus sur la terre sacrée », Mac Luhan écrit : « Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources. »

 

Quelques citations extraites de l'ouvrage: 

« Mes jeunes gens ne travailleront jamais.

Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver.

Et la sagesse nous vient des rêves. »

Smohalla, chef indien Sokulls

 

« Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre. Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites «Pourquoi ne devenez-vous pas civilisés?». Nous ne voulons pas de votre civilisation! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux. »

Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas

 

« Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. »

Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux

 

« Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars ! »

Chiyesa, écrivain indien contemporain

 

Un poème de Marie TUYET inspiré par la lecture du livre

 L'histoire vue par les indiens d'Amérique

 

 

 

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