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Soutien de l'économie face au Covid19 : tout faire pour que rien ne change

Les conséquences de ces confinements aux quatre coins de la terre est une chute sans précédent de la production. Les calculettes des économistes sont en ébullition.

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« Sauver l’économie » : tel est le mot d’ordre des gouvernements et organismes financiers internationaux. En France, le gouvernement a mis sur la table 45 milliards de soutien à la trésorerie des entreprises.

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Pour financer ces dépenses, l’État va devoir se financer sur les marchés et ceux-ci ne prêtaient déjà plus aux conditions d’hier.

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Tout est mis en place pour qu’à l’issue de cette crise sanitaire, l’économie reparte comme avant.


Et si nous refusions ce scénario ?


Ce scénario d’une relance de l’économie est une injure à la planète, une planète qui souffle enfin un peu, hélas au prix des milliers de morts de cette pandémie. Et si nous refusions cette course à toujours plus de consommation ? Moins de consommation, c’est globalement moins de travail et plus de temps libre pour s’occuper de soi et des autres.

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Les gouvernements au service du capitalisme


Mais cela suppose de rompre définitivement avec le capitalisme, cette économie dans laquelle les sociétés de capitaux sont hégémoniques.

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On nous parle de démocratie, mais dès qu’un.e salarié.e franchit les portes de l’entreprise, il n’a alors plus son mot à dire et doit obéir à une direction qu’il n’a jamais choisie. Ce rapport de subordination est un rapport de soumission aux détenteurs de capitaux qui se révèle attentatoire à l’idée d’égalité des femmes et des hommes en dignité. Il en est de même des usagers et consommateurs qui n’ont aucun droit de regard sur la façon dont sont produits les biens et services qu’ils achètent. Pire, voilà des années que les gouvernements sont à leur service pour les inciter à investir, à créer des emplois sans que cela ait permis de résorber le chômage et encore moins la précarité.

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La société de capitaux contre l’entreprise


Lorsque les gouvernements parlent d’économie, ils en parlent comme s’il n’en existait qu’une seule. Or c’est bien l’économie actuelle – capitaliste – qu’ils cherchent à protéger. La notion d’entreprise est ici au cœur de la confusion et c’est ici que réside une grande supercherie : celle de la confusion entre une entreprise et une société de capitaux [4]).

Une entreprise, c’est avant toute chose un collectif de travailleur.ses qui, ensemble et de façon coordonnée, réalisent une production. La société de capitaux est une forme juridique d’entreprise dans laquelle des actionnaires/associés apportent un capital dans le but de le valoriser et, en contrepartie de cet apport, dirigent l’entreprise.

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Une autre économie est urgente


Il y a, dès lors, une autre approche que celle du gouvernement. Une approche qui consiste à transformer les entreprises de sociétés de capitaux en unités de production autogérées.

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Il s’agit bien ici de sauver l’économie, une économie démocratique dans laquelle usagers et salarié.es définiront ensemble ce qu’il faut produire, et non plus une économie capitaliste dont le profit est l’aiguillon de l’orientation de celle-ci avec tous les ravages sociaux et écologiques qu’elle a produit. En proclamant l’avènement de l’entreprise démocratique en lieu et place de la société de capitaux, nous évitons justement les faillites.

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Si les décisions de nos gouvernements autour du mot d’ordre « sauver l’économie » suscitent hélas peu de discussions à gauche et chez les écologistes, posons-nous au moins la question de savoir quelle économie nos gouvernements sont en train de sauver et exigeons que jamais l’État n’abandonne définitivement une remise de cotisations sociales à une société de capitaux sans que le pouvoir ne soit remis aux salarié.es de l’entreprise.


Pour lire l'article de Benoît Borrits sur Socialter 




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