• ASAV

« Si je suis aux Restos du coeur, c’est parce que j’ai été mutilé par la police » - Street Press

Mis à jour : janv 18

Mutilés par la police, ces Gilets jaunes ont perdu un oeil, une main ou des dents. S’ajoute le traumatisme psychologique mais aussi souvent l’extrême précarité financière. Ils racontent leur quotidien entre arrêt-maladie, chômage et restos du coeur.


Appart’ Hôtel de Montpellier (34) – La petite bande descend au compte-gouttes. Comme souvent, les moins jeunes sont les plus ponctuels. Assis sur les fauteuils du hall d’accueil, Alain et Yann sirotent un café-machine. Le petit dej’ est à 11 euros, trop cher pour eux. Vanessa s’est offert ce petit luxe. En douce, la blonde souriante multiplie les allers-retours entre la cantine et l’entrée pour ravitailler les copains. Les madeleines ont la cote ! Puis elle exfiltre quelques cafés, avec la bienveillance du jeune homme à l’accueil.


Pour ce week-end qui rassemble les Gilets jaunes blessés, l’hôtel et les billets de train ont été financés par une cagnotte en ligne [disponible ici ]. Mais les 1.000 euros et quelques, récoltés par leur collectif des Mutilés pour l’exemple, ne permettent pas de prendre en charge tous les repas. Alors ce week-end, certains se serrent la ceinture. « En plus, la semaine prochaine, je vais manger des pâtes », lance Alain en rigolant. Une manière pour l’ex-militaire de dédramatiser un quotidien pas bien rose depuis sa blessure à l’acte III des Gilets jaunes. Le 1er décembre 2018, il s’était posté sous l’Arc de triomphe en train de régler son appareil photo quand un tir de LBD l’a percuté à la carotide.


Pour lire la suite




Salaire à Vie

Association loi 1901

  • Facebook - Black Circle
  • YouTube - Black Circle
Logo ASAV.jpg