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#Papergate : vers un nouveau scandale de corruption classé sans suite ?

Le scandale de la corruption qui éclabousse à nouveau la Banque mondiale n’est sans doute que la partie émergée de l’iceberg. En tant que détentrice du plus grand nombre de droits de vote dans le CA de cette institution, la Belgique ne peut plus fermer les yeux.


Nouveau coup de tonnerre à la Banque mondiale. Le 18 février 2020 sortait une étude commanditée par la banque révélant qu’en moyenne 7,5 % de son aide fournie à 22 pays est détournée par les classes dirigeantes. Ce rapport montre que ces dernières placent ensuite cet argent volé dans des paradis fiscaux. Si cette étude met à mal la Banque mondiale au point où cette affaire est baptisée #papergate suite aux tentatives de la direction de censurer cette étude, ce n’est pourtant pas la première fois qu’un rapport démontre que les financements de la Banque mondiale nourrissent la corruption.

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#Papergate : la partie émergée de l’iceberg


L’étude se limite à quelques pays principalement africains et ne fait que retracer l’aide détournée qui a été déposée directement sur des comptes étrangers. Se faisant, l’étude ne rend pas compte de l’argent qui est placé sur des comptes étrangers après avoir transité par des intermédiaires financiers, ni de l’argent détourné qui ne se retrouve pas sur ces comptes.


De plus, l’étude ne s’intéresse pas à l’évasion fiscale par les entreprises privées qui sont financées par la Banque mondiale. Or, les sommes en jeu sont considérables. Le FMI estime le montant annuel de l’évasion fiscale à plus de 200 milliards de dollars dans les pays dits « en développement », soit davantage que le montant total de l’aide publique au développement.

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En plus de l’aspect financier, il faut s’interroger sur les retombées économiques et sociales des projets du secteur privé financé par la banque pour les populations. ...entre 2004 et 2015, 3,4 millions de personnes ont été affectées par les projets financés par la Banque mondiale, expulsées de leurs logements, de leurs terres ou privées de leurs sources de revenus.

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Face à l’échec patent de ses procédures internes et de ses organes de contrôle, la Banque mondiale doit enfin rendre des comptes devant la justice pour les détournements et les violations de droits humains dont elles se seraient rendues complices. Opposer son immunité, comme elle le fait à chaque fois qu’elle est poursuivie devant des tribunaux est un privilège qui n’est pas tenable en plus d’être un déni de justice pour les victimes.


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