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16 mars au soir : où en sommes-nous en France ?


Les pendules à l’heure

Les manifestations de ces 15 et 16 mars 2019 ont un mérite : avoir remis les compteurs à zéro, ou plus exactement avoir remis les points sur les i. Le « grand débat » (ni grand, ni un débat) n’y a rien changé, la perte de légitimité de l’exécutif de la V° République est entière, et les forces sociales d’en bas sont en mouvement, plus ou moins rapidement, plus ou moins lentement, mais en mouvement.

Il était parfaitement prévisible et prévu que le mouvement des gilets jaunes, qui s’était conforté dans l’idée qu’avec la fin officielle du « grand débat » il allait en force se rappeler au bon souvenir des gouvernants ce samedi 16 mars, reproduirait à cette occasion les formes qui avaient fait sa force explosive, parce que ce sont les formes de l’insurrection populaire démocratique, en décembre dernier : la concentration sur Paris et ses beaux quartiers, vers l’Élysée.

Le pouvoir exécutif a, une fois de plus, délibérément favorisé et recherché la violence, en concentrant l’essentiel des forces armées de l’appareil d’État sur la protection de l’Élysée évacué par le président (au dire par exemple de l’UNSA-Police), de façon à ce que les médias mettent en évidence les dégradations sur les Champs, cela non pas en laissant agir « les casseurs » comme le déplorent les « syndicats » policiers, mais en violentant à nouveau les manifestants, la population. Macron était parti ostensiblement au ski et est revenu tout aussi ostensiblement. Ces gesticulations tournent à vide : les scènes de violence ne renforcent pas l’image du pouvoir et l’incendie du Fouquet’s peut difficilement passer pour « la profanation d’un symbole républicain ».

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#luttessociales #Révolution #Domination #Giletsjaunes

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