• Frédéric Luczak, Frustration

POURQUOI EN VEULENT-ILS À LA SÉCU ?


Durant la campagne présidentielle, notre protection sociale (maladie, chômage, retraite) a été l’objet de toutes les attentions. Pour vanter ses bienfaits, valoriser son histoire ou exploiter ses possibilités ? Pas tout à fait…

Emmanuel Macron propose que les salariés ne soient plus prélevés de cotisations chômage et maladie, disparition compensée par une hausse fiscale via l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point. Il souhaite en outre étatiser complètement l’Unédic (l’organisme qui gère nos cotisations chômage) dont la gestion est aujourd’hui confiée, par délégation, aux « partenaires sociaux ». Cette reprise en main totale de l’assurance chômage serait l’occasion d’avoir les coudées franches pour changer les règles d’indemnisation et durcir encore la surveillance des chômeurs. L’étatisation de la protection sociale (issue d’un modèle de gestion collective par les salariés) et la fiscalisation de ses ressources (cotisations remplacées par l’impôt) sont des tendances lourdes de son histoire et de l’agenda des « réformateurs ».

L’autre tendance d’apparence opposée mais se mariant très bien avec les évolutions précitées, c’est la réduction du périmètre, la privatisation. François Fillon prévoyait pendant la primaire de la droite de réserver la Sécu aux affections graves et privatiser tout le reste, via les mutuelles, en fonction des moyens individuels et des « décisions rationnelles » des individus livrés à eux-mêmes. L’idée est de confier aux assurances privées la moitié des risques couverts par la Sécu, donc. Nous ne saurons pas si elle lui a été soufflée par Henri de Castries, conseiller du candidat LR et ex-PDG du groupe Axa[1].

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