• Karl Marx (citations)

Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité


L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte des classes.

Le gouvernement moderne n'est qu'un comité administratif des affaires de la classe bourgeoise

Les économistes ressemblent en ceci aux théologiens, qui, eux aussi, établissent deux sortes de religions. Toute religion qui n'est pas la leur est une invention des hommes, tandis que leur propre religion est une émanation de Dieu.

Dans cette société ceux qui travaillent ne gagnent pas et ceux qui gagnent ne travaillent.

Le capital est semblable au vampire, il ne s'anime qu'en suçant le travail vivant et sa vie est d'autant plus allègre qu'il en pompe davantage.

Le capitalisme a soumis tous les hommes au règne de l'argent et a dissous tous les liens qui les unissaient. La famille elle-même n'y a pas résisté. L'homme est devenu une marchandise comme toutes les autres dont le prix est réglé par la loi de l'offre et de la demande, par la concurrence.

L'argent, qui possède la qualité de pouvoir tout acheter et de s'approprier tous les objets, est par conséquent l'objet dont la possession est la plus éminente de toutes. Universalité de sa qualité est la toute-puissance de son être ; il est donc considéré comme l'être tout-puissant. L'argent est l'entremetteur entre le besoin et l'objet, entre la vie et le moyen de vivre de l'homme. Mais ce qui me sert de médiateur pour ma propre vie me sert également de médiateur pour l'existence d'autrui. Mon prochain, c'est l'argent.

La production capitaliste [...] détruit non seulement la santé physique des ouvriers urbains et la vie spirituelle des travailleurs ruraux, mais trouble encore la circulation matérielle entre l'homme et la terre, et la condition naturelle éternelle de la fertilité durable du sol.

Le Prolétariat passe par différentes phases d’évolution. Sa lutte contre la Bourgeoisie commence avec son existence même.

Le prolétariat se recrute dans toutes les couches de la population.

Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité.

La féodalité aussi avait son prolétariat -- le servage, qui renfermait tous les germes du monde bourgeois. La production féodale aussi avait deux cotés antagonistes, qu'on désigne également sous le nom de beau coté et de mauvais coté de la féodalité, sans considérer que c'est toujours le mauvais coté qui finit par l'emporter sur le coté beau. C'est le mauvais coté qui produit le mouvement qui fait l'histoire en constituant la lutte.

Dans son travail, l'ouvrier ne s'affirme pas; il ne se sent pas à l'aise, mais malheureux; il n'y déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit.

Ces ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise au même titre que tout autre article de commerce.

L'ouvrier devient une marchandise d'autant plus vile qu'il crée plus de marchandises. Plus le monde des choses augmente en valeur, plus le monde des hommes se dévalorise; l'un est en raison directe de l'autre.

L'ouvrier s'appauvrit d'autant plus qu'il produit plus de richesse, que sa production croît en puissance et en volume.

Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des travailleurs entre eux.

Le salaire est déterminé par la lutte entre capitaliste et ouvrier. La victoire appartient nécessairement au capitaliste.

Les frais qu'occasionne l'ouvrier se limitent donc à peu près uniquement aux moyens de subsistance dont il a besoin pour son entretien et la reproduction de sa race.

Si vous voulez lire dans le livre de l'avenir, alors ouvrez Smith, Ray, Ricardo. là, vous trouverez la description la plus claire de la condition qui attend les ouvriers sous le régime parfait du libre-échange. Prenez par exemple une autorité telle que Ricardo. [...] Quel est le prix naturel et normal du travail d'un ouvrier, pour parler en économiste ? Ricardo répond : " Le salaire réduit au minimum - son niveau le plus bas".

Du moment où le travail commence à être reparti, chacun entre dans un cercle d’activités déterminé et exclusif, qui lui est imposé et donc il ne peut s’évader ; il est chasseur, pêcheur, berger ou « critique », et il doit le reste sous peine de perdre les moyens qui lui permettent de vivre. Dans la société communiste, c’est le contraire : personne n’est enfermé dans un cercle exclusif d’activités et chacun peut se former dans n’importe quelle branche de son choix ; c’est la société qui règle la production générale et qui me permet ainsi de faire aujourd’hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de pêcher l’après-midi, de m’occuper d’élevage le soir et de m’adonner à la critique après le repas, selon que j’en ai envie, sans jamais devenir chasseur, pêcheur, berger ou critique.

Pour nous, le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses.

Ce qui distingue le communisme n'est pas l'abolition de la propriété en général, mais l'abolition de la propriété bourgeoise. (Aux bourgeois) ""Vous vous révoltez parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais dans votre société actuelle, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres ; elle existe précisemment parce que pour les neuf dixièmes de ses membres, elle n'existe pas.""" Le communisme ne retire à quiconque le pouvoir de s'approprier des produits sociaux, il ne retire que le pouvoir de s'assujettir, par cette appropriation, le travail d'autrui.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques usurpateurs par la masse.

l’individu ne se développe que dans un collectif qui lui permet de jouer son rôle et réciproquement, le collectif devient de plus en plus collectif d’individualités et non une masse indifférencié

… création de coopératives, réquisitions des biens vacants, expropriations, récupérations d’entreprises, grèves actives avec reprise de la production, contre-plans « ouvriers », contrôle ouvrier et populaire, autogestion, etc. Les « expériences de mise en commun pour développer des activités socialement utiles ponctuent la lutte des classes et sont l’embryon, le banc d’essai de la réponse de la société des citoyen.nes associé.es pour faire face à la guerre capitaliste.

les rapports de coopération et d’égalité, loin de se cantonner à des résistances, portent en effet des dynamiques de transformation révolutionnaire

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